LES NEUROSCIENCES AFFECTIVES : DES CONSEILS ESSENTIELS

Contrairement aux neurosciences cognitives (apprentissage, mémoire), les neurosciences affectives (étude des émotions, des sentiments, des capacités relationnelles, etc.) sont très peu connues en France.
Pourtant les dernières découvertes sont majeures pour l'éducation et l'enseignement.

Dans ses 2 livres  « Pour une Enfance Heureuse » et « Vivre heureux avec son enfant », Catherine Gueguen, pédiatre à l’Institut hospitalier Franco-britannique (Levallois-Perret) pendant 27 ans, partage les résultats des dernières recherches en neurosciences affectives, et nous apporte des conseils essentiels qui devraient être connus de toutes les personnes qui encadrent des enfants. 

 

En tant qu'enseignant il nous faut savoir que :

 – Seule une relation empathique et bienveillante permet à l´enfant de déployer toutes ses possibilités affectives et intellectuelles.

– A la maternelle, plus on est bienveillant et attentif avec les élèves plus cela va avoir une influence positive au point de vue affectif, intellectuel, empathique et physique. Leur cortex préfrontal est peu développé, leur cerveau n’est pas mature. Donc ils ne peuvent pas se réguler seuls. Toutes leurs émotions et leurs réactions, leurs sautes d’humeurs ne sont pas volontaires. Il nous faut leur apprendre à gérer leurs émotions, les apaiser sans gronder ni punir. Réagir en douceur et sans céder.

– L'enseignant doit aider les élèves à exprimer leurs émotions, à s’apaiser et à se calmer afin de développer chez eux de l’empathie. Le psychologue Allan Shore explique que plus nous sommes calmes et apaisant, plus l'enfant en face de nous aura de chance de développer cette partie de son cerveau orbito-frontal qui est très précieux pour avoir de l’empathie, pour savoir aimer, gérer ses émotions, prendre des décisions et avoir un sens moral.

– Ainsi, l’enseignant doit éviter toute violence éducative (physique, verbale, non verbale, isolement forcé…) et toute source de stress. Un stress important et répété chez les élèves au moment où leur cerveau est le plus immature détruit des neurones dans les parties les plus importantes du cerveau. Ce qui vous l'aurez compris perturbe les apprentissages.

Nous vous conseillons vivement de lire cet ouvrage du Docteur Catherine Gueguen

Pour une enfance heureuse : repenser l'éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau
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Pour une enfance heureuse

Jean-Baptiste Martin

Professeur des écoles et conseiller pédagogique généraliste. Passionné par l'éducation positive, les neurosciences, la communication non-violente.

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