Cette enseignante de maternelle s’appuie sur les neurosciences pour favoriser l’épanouissement des enfants
L’enseignement traditionnel se heurte parfois à des murs. Face à des enfants qui peinent à entrer dans les apprentissages classiques, les enseignants peuvent se sentir démunis. C’est le constat qu’a fait Thérèse Subileau, enseignante en maternelle, avant de voir sa pratique bouleversée par la découverte des neurosciences et de la théorie des intelligences multiples d’Howard Gardner.
Loin d’être une simple méthode pédagogique supplémentaire, cette approche propose un changement de paradigme profond : et si, au lieu de forcer l’enfant à s’adapter au système, nous adaptions le système au fonctionnement naturel de son cerveau ?
Un changement de regard radical sur l’élève
L’apport majeur des neurosciences dans l’éducation est avant tout philosophique et humain. La compréhension du cerveau permet de déconstruire les étiquettes limitantes.
- Fin des jugements de valeur : Des termes comme « fainéant » ou « pas intelligent » perdent tout leur sens. Une difficulté d’apprentissage n’est plus perçue comme un échec de l’enfant, mais comme un signal que la méthode utilisée n’est pas la bonne.
- Trouver la bonne « porte d’entrée » : Notre société valorise massivement les intelligences logico-mathématique et linguistique. Pourtant, un enfant peut être brillant en passant par d’autres canaux : l’intelligence musicale, kinesthésique (le mouvement du corps) ou visuo-spatiale. L’enjeu de l’enseignant devient alors de trouver par quelle porte l’information passera le plus facilement.
La classe réinventée : Un espace pour chaque potentiel
Pour que ces intelligences s’expriment, l’environnement physique de l’enfant doit évoluer. L’application des intelligences multiples se traduit par une réorganisation spatiale de la classe et de l’école.
- Des zones dédiées : L’espace est divisé en différents pôles pour stimuler des intelligences variées. On y trouve des espaces pour la création artistique, des lieux pour faire de la musique, ou encore des zones de motricité.
- Le respect des rythmes : Des espaces calmes (comme un « ciel de lit » aménagé) permettent de nourrir l’intelligence intra-personnelle. Les enfants qui saturent de la dynamique du groupe peuvent s’y isoler pour se ressourcer.
- L’action au service de l’expression : Les ateliers de marionnettes ou de déguisements, qui favorisent l’action, s’avèrent être de formidables vecteurs de langage pour des enfants parfois perçus comme timides ou en retrait dans un cadre scolaire classique.
L’intelligence émotionnelle : Le socle des apprentissages
Au fil de ses recherches et de sa pratique, Thérèse Subileau a identifié un autre pilier fondamental : l’importance des émotions. Les neurosciences prouvent aujourd’hui que les émotions jouent un rôle crucial dans la capacité à apprendre.
Un impact à long terme : Des études montrent que les enfants ayant développé une bonne intelligence émotionnelle dès la maternelle entretiennent de meilleures relations sociales par la suite, que ce soit en primaire ou au collège.
Développer l’empathie : Apprendre aux jeunes enfants à identifier leurs propres émotions (comme la colère) et celles de leurs camarades permet de réguler les interactions.
Source : Thomas Jack
Pour en savoir plus sur les intelligences multiples =>
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