TDAH à l’école : Le guide indispensable pour comprendre et accompagner les élèves
« Il est dans la lune », « Il ne tient pas en place », « Il le fait exprès »… Ces phrases, les parents d’enfants TDAH et les enseignants ne les connaissent que trop bien. Pourtant, derrière ces comportements souvent jugés comme de l’insolence ou de la paresse, se cache un trouble neurobiologique complexe.
L’association TDAH Partout Pareil a édité un livret complet intitulé « Le TDAH à l’école ». Ce document est une véritable mine d’or pour déconstruire les idées reçues et fournir une boîte à outils concrète aux équipes pédagogiques. Voici pourquoi ce guide est une lecture essentielle.

1. Comprendre le TDAH au-delà des clichés
Le livret rappelle d’emblée une vérité scientifique fondamentale : le TDAH (Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité) est un trouble du neurodéveloppement qui concerne environ 5% des enfants. Ce n’est ni le fruit d’une mauvaise éducation, ni un manque de volonté.
Le document détaille les trois formes du trouble :
- L’inattention prédominante.
- L’impulsivité/hyperactivité.
- La forme mixte (la plus fréquente).
Mais la grande force de ce guide est d’explorer la partie immergée de l’iceberg. Il explique brillamment la dérégulation émotionnelle (colères intenses, intolérance à la frustration) et le déficit de motivation lié à un dysfonctionnement de la dopamine. On comprend alors que l’enfant ne « veut pas » simplement parce qu’il ne « peut pas » mobiliser ses ressources comme les autres.
2. Une boîte à outils pour l’enseignant
La section la plus précieuse du document est sans doute celle dédiée aux aménagements scolaires. Loin des grandes théories, le livret propose des listes d’actions concrètes pour chaque symptôme.
Pour gérer l’inattention :
- Placer l’élève devant, loin des distracteurs visuels.
- Donner une seule consigne à la fois et utiliser des codes couleurs.
- Autoriser les caches ou règles de lecture pour ne pas se perdre dans la page.
Pour canaliser l’hyperactivité et l’impulsivité :
- Permettre le mouvement contrôlé (aller tailler son crayon, distribuer les feuilles).
- Utiliser des « fidgets » (objets antistress) ou un coussin à picots.
- Règle d’or : Ne jamais priver l’enfant de récréation, car c’est son moment de décompression indispensable.
Pour pallier les troubles des fonctions exécutives (organisation) :
- Aider l’enfant à s’organiser avec des couleurs par matière.
- Utiliser des « Timers » pour matérialiser le temps qui passe, car l’enfant TDAH a une mauvaise perception de la durée.
3. Restaurer l’estime de soi : la clé de la réussite
Le livret insiste sur l’aspect psychologique. À force d’entendre des reproches (« sois plus attentif », « dépêche-toi »), l’enfant TDAH développe souvent une très mauvaise image de lui-même.
L’association préconise un changement de regard : passer d’une approche disciplinaire à une approche bienveillante. Il est crucial de valoriser chaque effort, même minime, et de privilégier le renforcement positif immédiat.
Le document nous invite enfin à reconnaître les forces de ces enfants atypiques : leur créativité, leur énergie remarquable, leur spontanéité et leur imagination débordante.
Un ressource essentielle
Ce livret « Le TDAH à l’école » est un plaidoyer pour un partenariat constructif entre la famille, l’école et les soignants. Il transforme le TDAH, souvent vu comme un handicap scolaire, en un défi surmontable grâce à des adaptations simples et du bon sens.
➡️ Ce livret est à télécharger ici
Pour aller plus loin, vous pouvez retrouver l’association TDAH Partout Pareil sur leur site web : www.tdah-partout-pareil.info.

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