L’empathie au cœur de l’apprentissage : l’exemple de la méthode Danoise
Parce que le bien-être des élèves est le socle de leur réussite, l’école peut s’inspirer aujourd’hui des meilleures pratiques internationales. Zoom sur la méthode « Fri for Mobberi » (Libre de harcèlement), qui transforme les cours de récréation au Danemark.
L’empathie, ça s’apprend dès le plus jeune âge
Au Danemark, le harcèlement n’est pas un tabou, c’est un sujet de prévention dès la crèche. L’idée est simple : si l’on apprend à un enfant à identifier ses émotions et celles des autres avant même qu’il sache lire, on pose les bases d’une vie scolaire sereine.
Trois piliers pour une école bienveillante
1. Des rituels de connexion
Chaque journée commence par un accueil personnalisé. Que ce soit par une danse, un « check » ou un câlin, l’enfant choisit sa manière de dire bonjour. Ce rituel renforce le sentiment d’appartenance et reconnaît l’individualité de chaque élève.
2. Le corps et le respect (Le massage relationnel)
L’une des pratiques les plus marquantes est le massage entre pairs. En posant délicatement ses mains sur le dos d’un camarade, l’enfant crée un lien physique respectueux. La règle d’or ? « Si c’était moi, est-ce que j’aimerais qu’on me fasse ça ? ». Cette proximité réduit drastiquement les comportements agressifs : on ne harcèle pas quelqu’un avec qui on a partagé un moment de douceur.
3. L’éducation au consentement
L’école peut apprendre aux enfants que leur corps leur appartient. Ils apprennent à dire « non » et à comprendre que l’absence de réponse signifie également un « non ». Cette clarté dans la communication évite bien des malentendus et des situations d’abus.
Développer « le muscle » de l’empathie
À travers des outils comme les cercles d’empathie ou l’utilisation de peluches médiatrices, les élèves s’exercent à se mettre à la place de la victime. Ils apprennent que le harcèlement peut avoir des conséquences graves et qu’ils ont le pouvoir, en tant que témoins, d’intervenir ou d’alerter un adulte.
Un travail d’équipe : école et parents
Le reportage de Konbini nous rappelle que l’école ne peut pas tout faire seule. L’empathie doit être un langage commun parlé aussi bien en classe qu’à la maison. C’est en formant les adultes — enseignants comme parents — à la communication non-violente que nous créerons un environnement où chaque enfant se sent en sécurité.
Le chiffre à retenir : Au Danemark, cette approche systématique permet de réduire les cas de harcèlement à seulement quelques incidents isolés par an, car les enfants disposent des outils nécessaires pour désamorcer les conflits eux-mêmes.
Et si nous faisions de l’empathie la matière principale de notre école ?
Note : En France, la méthode danoise Fri for Mobberi est déjà accessible :

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