Mais qu’est-ce que les TND ?
Quand on parle de troubles du neurodéveloppement, deux acronymes reviennent très souvent : TDAH et TSA.
À force de les voir passer sur les réseaux sociaux, on pourrait presque croire qu’ils résument à eux seuls la neurodiversité.
Pourtant, les TND (troubles du neurodéveloppement) regroupent plusieurs réalités.
Un TND, qu’est-ce que c’est ?
Les troubles du neurodéveloppement apparaissent au cours du développement et concernent la manière dont certaines fonctions se développent et fonctionnent.
Ils peuvent notamment avoir un impact sur :
- les apprentissages ;
- le langage et la communication ;
- l’attention ;
- les fonctions exécutives ;
- la motricité ;
- les interactions sociales ;
- les capacités intellectuelles.
Leur expression est extrêmement variable d’une personne à l’autre. Deux enfants présentant le même diagnostic peuvent ainsi avoir des profils, des forces et des besoins très différents.
Il n’y a pas que le TSA et le TDAH
Parmi les TND, on retrouve notamment :
- Le trouble du spectre de l’autisme (TSA)
Il concerne notamment la communication et les interactions sociales, avec également des particularités dans les comportements, intérêts ou activités, souvent accompagnées de particularités sensorielles.
- Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)
Il touche notamment la régulation de l’attention et/ou de l’impulsivité et de l’activité, avec des répercussions fréquentes sur les fonctions exécutives.
- Les troubles spécifiques des apprentissages
Ils concernent certaines acquisitions scolaires : lecture, expression écrite ou mathématiques. On retrouve encore fréquemment les termes dyslexie, dysorthographie ou dyscalculie pour décrire certains profils.
- Le trouble développemental du langage (TDL)
Il affecte durablement l’acquisition et l’utilisation du langage.
- Le trouble développemental de la coordination (TDC)
Souvent encore appelé dyspraxie, il concerne l’acquisition et l’exécution des habiletés motrices.
- Le trouble du développement intellectuel
Il concerne le fonctionnement intellectuel ainsi que les capacités adaptatives nécessaires dans la vie quotidienne.
D’autres troubles du neurodéveloppement existent également, notamment certains troubles moteurs ou troubles de la communication.
Les frontières ne sont pas toujours étanches
Une personne ne possède pas nécessairement un seul TND bien isolé. Les associations sont fréquentes.
Un enfant peut, par exemple, présenter un TDAH et un trouble spécifique des apprentissages. Un autre peut être autiste et présenter également un TDAH. D’autres profils associent plusieurs difficultés développementales.
C’est pourquoi connaître le diagnostic est utile… mais connaître l’enfant l’est encore davantage.
Deux lettres ou quatre lettres ne nous disent pas :
- Ce qui lui coûte beaucoup d’énergie,
- Ce qui le met en difficulté,
- Ce qui l’aide à apprendre,
- Ce qui lui permet de se sentir en sécurité,
- Les stratégies qu’il a déjà développées,
- Toutes les choses qu’il sait particulièrement bien faire.
Comprendre plutôt que mettre dans une case
Parler des TND ne devrait pas servir à enfermer un enfant dans une catégorie.
Cela permet au contraire de mettre des mots sur certains fonctionnements et, surtout, de poser une nouvelle question.
Non plus : « Pourquoi ne fait-il pas comme les autres ? »
Mais : « De quoi a-t-il besoin pour pouvoir faire au mieux avec son propre fonctionnement ? »
Parce qu’au bout du compte, connaître les TND n’est qu’un point de départ.
Le véritable objectif reste de comprendre la personne derrière l’acronyme.
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