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Les missions de la fourmi : et si l’empathie se pratiquait ?

On peut expliquer l’empathie, on peut lire des histoires sur l’entraide, parler de respect, discuter des émotions et afficher de jolies phrases sur les murs de la classe.

Mais pour réellement développer ces compétences, les enfants ont surtout besoin de les expérimenter.

C’est l’idée derrière les missions d’Émy la fourmi, un outil ludique qui transforme certaines compétences relationnelles en petites missions concrètes à vivre dans la classe et dans l’école.

Un dé, deux questions : QUOI et QUI ?

Le fonctionnement est volontairement simple. L’enfant lance le dé pour découvrir ce qu’il va faire : aider, encourager, observer, remercier, jouer avec quelqu’un ou raconter une anecdote amusante.

Puis un second lancer détermine avec/pour qui : un camarade de sa classe, un autre élève de l’école, son enseignant, un autre adulte, toute la classe… ou lui-même.

Une combinaison apparaît alors : « Aujourd’hui, j’encourage un autre élève de l’école. »

Une consigne très simple, mais qui pousse l’enfant à regarder un peu plus loin que ses interactions habituelles.

L’empathie ne se résume pas à « être gentil »

C’était un point important dans la conception des Fourmis Empathiques. Nous ne voulions pas réduire l’empathie à une injonction. Développer ses compétences relationnelles, c’est en effet apprendre à observer, remarquer les autres, écouter, aider lorsque c’est pertinent, encourager, remercier, entrer en relation…

Mais aussi se considérer soi-même.

La présence de « toi-même » parmi les possibilités n’est donc pas anodine. L’attention aux autres ne devrait jamais signifier apprendre à ignorer ses propres besoins.

Faire entrer l’empathie dans le quotidien

Les missions peuvent devenir un petit rituel de classe.

Elles donnent surtout à l’enseignant des occasions concrètes de revenir ensuite sur ce qui s’est passé :

  • Comment as-tu su que cette personne avait besoin d’aide ?
  • Comment a-t-elle réagi ?
  • Qu’as-tu ressenti en l’encourageant ?
  • Est-ce facile de remercier quelqu’un ?
  • Qu’as-tu remarqué aujourd’hui que tu n’aurais peut-être pas vu autrement ?

La mission devient alors un point de départ pour réfléchir aux relations, plutôt qu’une bonne action à comptabiliser.

Parce que l’empathie ne s’installe pas dans une classe grâce à une affiche, elle se construit dans une multitude de petites interactions, une mission après l’autre.

Retrouve l’ensemble des outils du kit de la classe des fourmis empathiques ici.


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Laurie

Enseignante & créatrice de SereNest

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